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Georges Brassens :” Je ne sais vivre que dans une écurie”

Tout juste 7 ans après sa création, la Télévision Suisse Romande, sous la direction de René Schenker, envoie un émissaire au fond d’une impasse rencontrer Georges Brassens. Nous sommes en juin 1961, 3 mois avant qu’il ne parte en tournée au Quebec. le réalisateur Gilbert Bovay  sous-titrera son émission Continents sans Visa ,  “Visite au gorille”. Voici quelques réflexions de ce fameux gorille .  “Je ne sais vivre que dans une écurie. Le téléphone, on vous dérange quand on veut. je ne serai pas à l’aise dans un palais,être obligé de faire attention de ne pas abimer ce qu’on a, c’est un manque de confort, le confort pour moi, c’est un brin d’herbe sur lequel je peux m’allonger” …..”Je n’ai pas de solution collective, si on me donnait le monde à faire, je démissionnerai”…”La mort traîne partout, dans toutes les oeuvres, les grandes oeuvres d’art, les chansonnettes, et chez Villon en particulier, on rencontre la mort à chaque page. Il est possible que cette espèce de prédilection que je semble avoir pour les sujets macabres ne vienne de ma fréquentation assidue de poètes comme François Villon, il est possible que ce soit lui qui m’ait inventé la mort; sans Villon, je n’aurai jamais pensé qu’elle existait.”….” Je suis un malheureux qui voudrait croire en Dieu, mais qui n’y arrive pas. Mais en disant celà c’est peut-être un premier pas pour le rencontrer”…Georges Brassens prendra ensuite sa guitare, et entonnera “Si le Bon Dieu l’avait voulu”, un poème de Paul Fort sur lequel il venait tout juste de mettre une musique. C’était il y a 50 ans, au fond de l’impasse Florimont… mais ” le temps ne fait rien à l’affaire”.

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